Les coqs en pâte

Une nouvelle aventure!

Allez voir le blog du chaudron musical. On est encore en développement. Mais ça avance.
http://lechaudronmusical.com




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Voici les mp3 de reprises faites à la main sur ce blog :

9 : loser des plasticines
Version Jazzy

Version Nihiliste



8 : Diego de Johnny Halliday (de Michel Berger)



7 : Viens dans mon duplex de Francky Vincent



6 : Clandestino de Manu Chao

5:Chants de Noël Tchèques 2






4:Chants de Noël Tchèques 1




3:



2:



1:


Après l'échange à Budapest, le VIE à Prague

Nouvelle catégorie avec les reprises  : zik

Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /Mai /2008 16:15
Pas mal d'entre vous doivent être au courant, il est temps pour moi de fermer ce blog.
Je suis rentré d'Europe de l'Est et à moyen terme je compte repartir faire de l'humanitaire aileurs et loin de l'Europe.

Mais en attendant je me lance avec Fuentes, un vieux camarade violoniste dans un projet fou.
Des recettes de cuisine en musique.

Je vous invite à vous rendre sur le site, tester les recettes etc tec :



Et je vous tire ma révérence.

Par Louis GEOFFROY
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 08:24

(NDLR : suite du retour à Prague commencé ici )

Aussitôt dit, aussitôt fait, nous revoici sur ce bon vieux campus, où Louis doit (naturellement) récupérer ses bongas et autres instruments de percussions laissés dans le local de l’Ass’rock. C’est l’occasion de revoir le campus, l’hiver, le charme de ses chemins boueux, les gais halos orange autour des lampadaires, dans la bruine, la nuit, les riantes branches des arbres levées au ciel en signe de joie et d’accueil. C’est aussi l’occasion de retrouver de bons vieux amis au détour du bâtiment K ou du RU.

Oui, lecteurs, il faut le dire tout de suite, nous ne retrouvâmes jamais les responsables de l’Ass rock chargés de nous ouvrir le local pour récupérer les percus, et l’heure tournant, nous allâmes dîner au RU, pour un menu prolétaire, M et Mme Geoffroy souverains devant leur plateau – Louis le tyrannique leur ayant expressément interdit de faire le moindre écart au menu prolétaire, les serveurs et caissiers du RU tout ébahis et tout heureux de revoir le bon Louis « ça alors ! mais qu’est ce que vous faites ici ! » – et qui d’autre parmi nous peut se targuer d’être encore reconnu par Jafar un an et demi après son départ ? – et tout cela, il faut bien le dire, grâce à la grande générosité de Cédric et Thomas qui nous invitent sur leur carte de cantine et nous fournissent ainsi l’heureuse pitance de l’école des managers de demain.

Enfin il est tout de même tard, et nous ne pouvons trop nous attarder. Il faut déjà repartir, abandonner Jouy-la-riante et s’en aller, à quatre cette fois, vers la terre promise du Paradis à Montjean. Le temps d’une halte – boisson chaude à une aire sur l’autoroute, et nous voyons à peine passer les petites heures qui nous séparent des Charentes. A l’arrivée, point n’est question de décharger le camion. Cela se fera demain. D’abord, dormir. La maison est toujours aussi accueillante, le lit toujours parfaitement préparé et si bienvenu, que le lendemain, j’aurais pu dormir longtemps, longtemps… Si une voix quelque peu bourrue n’avait pas répondu à une autre voix bien douce qui disait « enfin, laisse la encore un peu dormir » « quelle feignassou quand même ! moi j’ai conduit et je suis levé et elle est encore au lit », le tout devant la porte de la chambre, à grand renforts de pas sur le parquet crissant. Ayant saisi dans mon esprit embrumé le message « debout les gars, réveillez vous, il va falloir en mettre un coup » comme dans la chanson d’Hugues Auffray, une petite douche plus tard, j’ouvre les volets et tombe sur un spectacle fort cocasse dans la cour ensoleillée :  le master est grand ouvert, et la petite troupe des nains de jardins, tels des japonais devant le Louvre, considèrent de leur regard fixe et tout ébloui par le grand soleil la maison de Charente. Oui, c’est bien ici pour eux la fin du voyage. Jésus a toujours la main au cœur, il est heureux d’être là, la pin-up remet de l’ordre dans ses cheveux, le crocodile baille en sortant, ça y est, ils sont bien arrivés.

L’idée est – avant que les nains de jardins, comme leur nom l’indique, ne retournent au jardin – de les mettre dans la chambre d’Armelle, Louis, en grand frère attentionné, voulant lui faire cette belle surprise pour son anniversaire (je crois qu’en rentrant, j’ai serré mes propres frères dans mes bras un peu plus fort qu’à l’ordinaire, eux n’ayant jamais eu à mon encontre d’idées aussi saugrenues). La petite chambre d’Armelle que Madame Geoffroy redécore avec goût s’en trouve, comment dire, changée, mais c’est la touche de Louis.

Un arrêt chez les Geoffroy n’est pas complet sans les repas inénarrables préparés par la maman de Louis, et c’est avec une reconnaissance éperdue pour tant d’hospitalité que nous repartons déjà pour l’est en début d’après midi, avec le traditionnel panier repas qui fait bien plaisir.
Certes nous avons eu bien du mal à trouver une station d’essence ouverte (et à un prix raisonnable) ce dimanche matin, certes cela nous a pas mal retardés, certes à l’arrivés à Paris nous avons exploré méticuleusement les environs de la porte de Créteil, mais enfin, nous avons fini par retrouver Geoffroy Williamson.

Oui, lecteurs, car pour ce trajet retour qui s’amorce, le comité du love et du rail est réuni pour marquer l’histoire des périples ludoviciens à l’orient de l’Europe. En effet, Louis, fort serviable, me ramène à Cologne afin que je puisse assister à mes cours (CEMS, on le sait, est une majeure sérieuse et exigeante), tandis que Geff, entre une statue du Louvre et l’Orient véritable, celui du pays du soleil levant, se trouve disponible pour raccompagner Louis en master à Prague, faire ses adieux définitifs à la république Tchèque et repartir en avion en France.

 Or quoi de plus fédérateur pour le comité du Love et du Rail que le seul, l’unique, l’idole des jeunes, celui dont la musique adoucit les mœurs, j’ai nommé Johnny Hallyday ? Il faut ici faire un hommage à Ombeline (khâgne power) qui offrit à Louis le CD « Hamlet Hallyday », car le voyage retour est placé sous le signe de ce chef d’œuvre avant guardiste.
Vingt ans avant Notre Dame de Paris, avant les Dix Commandements, avant Roméo et Juliette, avant Aladdin, un homme avait compris le potentiel incroyable de la comédie musicale. Cet homme, ce n’est pas Luc Plamondon, ce n’est pas Michel Berger, ce n’est pas Richard Cocciante, ce n’est pas Daniel Balavoine, cet homme, c’est Gilles Thibault. Un parolier comme on n’en fait plus. A ses titres de gloire, il a, tout de même, « Comme d’habitude ». Mais ayant dû aller sur Amazon.com pour retrouver son nom, je vous livre ce commentaire tout en nuances d’un grand fan de l’album Hamlet Hallyday, le commentaire s’intitulant (en guise de citation, en exergue, de la chanson « Je suis fou ») :


 Je suis fou comme une tomate, je ne tiens plus sur mes pattes, 24 juillet 2007
Par  Ouhman (Paris 18) - Voir tous mes commentaires
   

Un glas résonne dans le lointain, un choeur féminin s'élève plaintivement "Ahhh Ahhh" et la voix sépulcrale de Johnny retentit, grave et songeuse :

"J'ai beaucoup aimé l'histoire d'Hamlet." (pause) "Il y a certainement des raisons." (pause) "Des raisons profondes." (pause) "Mais c'est sans importance." (pause) "Je vais essayer de vous raconter cette histoire." (pause) "Comme je l'ai ressentie, moi." (pause) "Et vous la ressentirez." (pause) "Comme vous voudrez, vous."

Et hop, c'est parti pour plus d'une heure de musique et de chansons inspirées (très librement !!!) par l'oeuvre de Shakespeare ... Johnny est en pleine forme (il a 30 ans), les musiques sont excellentes (116 musiciens et choristes) et surtout les paroles sont d'un RIDICULE PARFAIT ! C'est un vrai trésor kitsch. Le plus fou est que le parolier, Gilles Thibault, est aussi celui qui a écrit les paroles de "Comme d'habitude" ... Mais il faut croire qu'il avait tout donné sur ce coup-là ... Morceaux choisis :

" Pour l'amour, vous n'avez plus l'âge, votre corps est un marécage"
" Encore choisir choisir encore entre bleu ciel et ver de terre."
" Je suis fou comme une ficelle, je me déroule je m'emmêle."
" Doute que le soleil nous tourne autour mais ne doute pas de mon amour."

[ndlr si je peux me permettre une ingérence dans ce commentaire que par ailleurs je trouve fort bon, la chanson « doute » est celle – la seule ? – qui reprend le plus le texte de Shakespeare – en même temps, le passage qui conduit au « never doubt I love » est tellement connu qu’il ne pouvait pas faire autrement. Mais c’est vrai que traduire « doubt that the sun does move » par « doute que le soleil nous tourne autour » est peut être un peu balourd. A vous de voir]

" J'ai mal et ça fait mal : quand un homme a trop mal, il n'en sort que du mal, du mal, du mal."
" Quand je m'ennuie seul dans mon lit, je lis."
" Ophélie oh folie Ophélie Ophélie oh folie." “

Lecteurs, nous fûmes transportés par ces 116 musiciens et choristes, nous donnâmes de la voix et chantâmes à gorge déployée « Un roi tombe en asticots / La cause n’est pas entendue / L’asticot redevient roi / et la danse continue », « crânes qui roulent et tourneboulent », et autres chansons phares de l’album.

Petite mention émouvante toute de même à la chanson « Un saule penché sur un ruisseau pleure dans le cristal des eaux ses feuilles blanches », sur la mort d’ophélie comme vous l’aurez reconnue.
Auf jeden fall, comme on dit en Germanie, lecteurs, il faut aller sur le site deezer.com pour écouter cet album qui vaut absolument le détour. Vous n’écouterez plus jamais Johnny de la même manière.

Que dire encore, sinon qu’entre les Charentes et Paris, les douanes volantes nous arrêtèrent Louis et moi pour un contrôle de routine (ils avaient repéré le master à l’immatriculation tchèque et notre bon Louis à la barbe fleurie étant au volant, ils se disaient « chic chic chic, peut être de la marchandise de contrebande à bord ». Quelle ne fut pas leur déconfiture de voir Louis, riant dans sa barbe, s’approcher d’eux et les aborder dans un français parfait et fort châtié « que puis-je pour vous monsieur l’agent ? » Ouverture du coffre, naturellement, déconfiture totale, le master est quasiment vide, sauf un sac avec mes affaires (ils ont fait une drôle de tête devant mon pyjama et mes petites culottes – ils n’avaient qu’à ne pas fouiller, ces indiscrets), une boîte à micro (Louis les ayant prévenus que c’était fragiles, ils furent fort délicats et n’y touchèrent pas trop), et le sac avec les affaires de Louis (déconfits qu’ils étaient, celui là), ils ne l’ont pas défait – dommage, il restait peut être une perruque au fond ?),
que Louis et Geff furent mauvais esprit à Cologne et admirent du bout des lèvres que la cathédrale posait son steak sur la table, mais refusèrent catégoriquement de dire que la ville était cool, mon amie Fanny Talagrand venue me voir en Janvier me rassura sur le fait que Cologne est way cool (il faut dire que nous fûmes au spa et au musée, alors que Louis et Geff se promenèrent « juste » au marché de Noël et dans la vieille ville puis se posèrent pour boire des bières),
qu’ils rencontrèrent mes collocs (rencontre du troisième type entre nos deux zozos et un suédois blond qui va au club de gym tous les jours, fais des UV l’hiver parce qu’il manque de soleil, s’habille en HM et Zara et utilise du fond de teint pour corriger ses imperfections dermatologiques, mais ce fut fort courtois, comme l’esprit très « smart » de la langue de communication universelle qu’est l’anglais oblige),
et qu’enfin ils repartirent au matin du mercredi, vers de nouveaux horizons, mais cela, c’est une autre histoire, qu’il appartient à Geff de raconter…

Eh bien voilà, lecteur, insensé qui croit que je ne suis pas toi, nous voici parvenu au terme de ces nombreux périples européens… Cela m’a fait plaisir de te raconter toutes ces choses, qu’elles soient pour toi divertissement à tes heures perdues, joie à tes moments d’ennui, souvenirs heureux à tes moments de spleen. En guise de conclusion, à toi qui vient de me lire, je te partagerai cette citation – élue meilleure trouvaille de Gilles Thibault à l’unanimité par le comité du Love et du Rail sous mon humble et impartial contrôle – « Quand, je lis, je lis, je lis quoi ? des mots ».

 

Par MB
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Mardi 8 avril 2008 2 08 /04 /Avr /2008 08:19

Souvenir, souvenir, que me veux tu ?
Il est passé depuis deux mois, déjà, ce voyage dernier où nous accompagnâmes Louis loin de l’Europe de l’est, et voici que pourtant il me faut retrouver les mots pour raconter.

Par un soir de décembre, au pied d’un pont, au bord d’une autoroute, sur un parking lugubre, j’attendais. Il faisait nuit, bien sûr, il faisait froid, et j’attendais un bus qui ne venait pas. J’allais à Prague avec une mission de fossoyeur, il fallait enterrer les derniers jours de Louis en république tchèque. J’allais à Prague avec une mission herculéenne, il fallait nettoyer (et donc, auparavant, ranger et empaqueter) la chambre de Louis à Prague. J’allais à Prague tel Sancho Panza ou telle Rosinande, il fallait un copilote pour le dernier road trip sur les routes de Bohème et de Moravie.

Dans le bus, entre deux conversations avec un jeune camionneur tchèque rentrant au pays et deux retraitées allemandes parties à l’aventure, je me laissai gagner par le sommeil, Rome ne s’est pas faite en un jour, le monde lui-même fut créé en sept, et je savais qu’à l’arrivée nous n’aurions que vingt-quatre heures avant de – déjà – repartir.

Au petit matin, Louis vint me chercher, vaillant comme il l’est toujours, mais il y a des signes qui ne trompent pas : en rentrant à l’appartement, le programme consistait d’abord à dormir jusqu’à neuf heures. Marguerite, la vache du Poitou, avait le mufle humide dans le coin du couloir, l’agneau Jean-Pascal cachait sa tristesse sous un banc. Certes, les affaires de Louis jonchaient toujours pêle-mêle le sol de sa chambre, mais on les sentait écrasées par le triste destin qui les attendait : oui, elles allaient être triées, pour certaines – horreur – jetées, pour d’autres – malheur – pliées, rangées, et mises en valises. On sentait dans ces appartement silencieux qu’un vide allait bientôt se faire, on le sentait comme avant les adieux, un peu chose, un peu triste, et les deux petits nains tricotant sur leur banc se concentraient étrangement sur leur ouvrage.

Mais enfin, au deuxième réveil, voici qu’il nous restait vingt heures pour prendre les choses en main. Qui veut voyager loin ménage sa monture, Louis avait préparé un petit déjeuner copieux – ou bien était-ce en guise de pardon pour avoir à partir immédiatement chez son opticien faire refaire ses lunettes ? Je restai un instant perplexe, les bras ballants au milieu de la chambre de louis, tel le Prince André sur son champ de bataille, quand, trêve de considérations philosophiques, la ménagère dictatoriale qui sommeille en moi s’éveilla pour de bon.

Je me sentais comme au commencement du monde, où, dans le premier récit de la Genèse, Dieu crée en séparant (la lumière des ténèbres, la terre de la mer, les eaux qui sont au dessus du ciel des eaux qui sont au dessous du ciel), aussi je m’appliquai à reproduire ce schéma fort cohérent et fort efficace.
Je séparai donc les vêtements des « choses », les « choses » qui vont à la poubelle des « choses » qui vont dans les cartons, les vêtements à désinfecter en arrivant des vêtements qui n’avaient pas l’air d’abriter une colonie d’acariens.
La tâche n’est pas aisée.

Je tâcherai de parler en parabole pour vous faire saisir, chers lecteurs avec qui je clos ce chapitre émouvant de la vie de Louis, ce que c’est que de ranger la chambre de Louis.

C’est un peu comme quand on décide de trier le grenier des grands parents, plein de ces « choses qui peuvent toujours servir » (permettez moi ici un hommage particulier à ma grand-mère qui avait conservé, en bonne économe, dans le fond d’une armoire, une boîte à chaussures sur le couvercle de laquelle elle avait tracé de son écriture appliquée – comme on n’en trouve plus – ce titre qui laisse songeur « bouts de ficelles ne pouvant servir à rien » et de fait, la boîte contenait des bouts de ficelles de moins de 10 cm).
Louis n’est pas si organisé que ma grand mère. Oui, il y avait des bouts de ficelles de moins de 10 cm dans la chambre de Louis, mais ils étaient éparpillés de manière anarchique (artistique ?) aux quatre coins de la chambre.

C’est un peu comme un archéologue qui ferait des fouilles pour tenter de reconstituer la vie des habitants de Pompéi avant l’éruption du Vésuve. On retrouve ça et là les différents billets de l’opéra où il a emmené ses visiteurs, la croix en carton et le papier agrafé « je t’attends tel le messie » (lecteurs assidus de ce blog, vous vous en souvenez, de cette facétie de Louis), une carte de visite d’un tchèque travaillant à la société générale, quelques vis et boulons échappés d’on ne sait où, des CDs vierges, des câbles à ne plus savoir qu’en faire, et bien sûr, moult cadavres de bouteilles, capsules, papiers semi-déchirés, chiffons (ou bien T-shirts, c’est selon, indécidable), lunettes clignotantes, perruques empoussiérées… Pour les amateurs de Flaubert, relire la description de la procession du Saint-Sacrement à la fin d’ « un cœur simple », dans Trois Contes. D’ailleurs l’une des figures de proue de l’incroyable bric-à-brac qu’il y décrit est un perroquet empaillé répondant au doux nom de… « Loulou ».

Et puis, au fur et à mesure que le travail avance, c’est peu comme en Bretagne, à marée basse, quand on voit les enfants patauger dans les mares, grimper sur un rocher, et crier, triomphant, « j’en ai un ! » Oui mais un quoi ? Une autre chaussure (je ne veux pas être injuste, je tiens à souligner ici que toutes les chaussures trouvées dans la chambre de Louis allaient par paires et qu’aucune ne manquait à l’appel à la fin de la journée – je serais complètement incapable de savoir si l’on peut en dire autant des chaussettes) ? Une autre chemise neuve (car, le croirez vous, lecteurs qui avez vu Louis et ses chemises à carreaux sans âge, Louis et ses chemises bleues intemporelles, Louis possédait dans sa chambre au moins trois chemises H&M, neuves, bien coupées, jolies, presque à la mode… qui avaient encore chacune leur étiquette accrochée au col, et paraissaient tout étonnées de se trouver là, abandonnées sur un portant, considérant avec stupeur leurs consœurs épandues au sol, et se demandant avec un vague effroi si c’était là ce qui les attendait) ? Un autre sac (on ne pourra pas dire que Louis ne rangeait pas faute de contenants, avec les stylos et les pièces de monnaie de tous les pays du monde – république tchèque bien sûr, qui NON n’est toujours pas dans la zone Euro – pièces anglaises, euro, et d’autres inconnues de moi, les sacs constitue la population de « choses » la plus représentées dans la chambre de Louis. Il fallut même en jeter).

Enfin, quand le travail s’achève, on se retrouve dans une pièce un peu vide, quelques cartons empilés dans un coin, trois valises dans un autre, et on se dit, mi-étonné mi-déçu : « mais c’est tout ce qu’il y avait dans cette chambre » ? et là on se croit devant le sac merveilleux de Mary Poppins d’où elle sort toutes sortes de choses improbables sans qu’on comprennent comment diable pouvaient elles bien tenir auparavant dans un si petit sac. Et bien chez Louis, c’est le processus inverse. On range, on range, et après on se demande comment trois malheureux sacs et leurs deux cartons pouvaient donner une telle impression de volume.
On comprend un peu mieux en sortant de la chambre et en voyant l’armée de sacs poubelles ventrus et débordants qui sont dans le couloir.

Enfin, avant le retour de Louis, il est de bon ton de repeupler la chambre afin qu’il n’ait pas une trop forte commotion. On part donc, tel le bon pasteur, à la recherche des nains de jardins perdus dans la maison, sous l’œil attristé des colocataires de Louis. Et l’on rassemble ce petit troupeau avec amour dans la petite chambre, avant de les emballer bien précautionneusement de papier bulle. C’était la chose à faire. Quand Louis revient triomphant de son expédition chez l’opticien, on sent passer beaucoup de choses dans ses yeux (le choc de voir sa chambre vide, l’étonnement devant la petitesse des bagages, enfin, l’attendrissement rassuré devant la petite famille des nains : au fond, tout est bien.)

Lecteurs, je passerai sur la journée qui s’écoula vite, un déjeuner solide pour récompenser ces beaux efforts, une douche nécessaire où l’absence de la pin-up et du crocodile rendent la salle de bains presque banale, fit-on une sieste ? ma mémoire me fait défaut…
En tout cas, l’événement de la soirée était « les chants de Noël sur la place de l’hôtel de ville ». Car avant de partir (certes il fallait bien se couvrir, parce que dehors il faisait si froid), mais surtout, Louis voulait une dernière fois chanter pour Prague. Accompagnés de Cécile et Mickaël, nous nous retrouvons donc, émus et heureux, au pied de la scène tout éclairée, au milieu des touristes, à côté d’un immense sapin illuminé (signe des temps, aux ampoules développement durable). Et là, la magie de Noël opère. Une troupe de charmants bambins entrent en scène, suivis du chœur des adultes où Louis et Cécile chantent à qui mieux mieux des chants qui parlent de joie, de paix d’amour. Je ne résiste pas à vous en citer un passage « Merry Christmas, Happy Hanoukha, Blessed Ramadan, Peace and Harmony with you ». On se sent tout ragaillardi par cette bouillie de culture de tous les peuples à la sauce guimauve chantée par ces célestes voix angéliques.

Gonflés de ces nourritures hautement spirituelles, nous rentrons, heureuse troupe qui s’est grossie de quelques amis venus en admirateurs et qui n’ont compris que trop tard leur erreur, en direction de la maison où il faut charger le contenu de la chambre de Louis dans le Renault master dit « la bête » en raison de son volume, lui, impressionnant.
Mais enfin, comme le chantait Henri Dès, « quand chacun y met du sien, tout va bien, tout va bien, quand chacun y met du sien », et petit à petit, voici que la chambre se vide, se vide, se vide…. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le lit, la table, les armoires, une chaise, mon petit sac avec mes affaires et un petit sac avec les affaires de Louis.
Lecteur, ce moment était émouvant. Lorsque nous nous sommes tous retrouvés, presque désemparés devant cette chambre désespérément vide, devant ce parquet certes poussiéreux mais luisant, enfin mis au jour, le mot de la fin appartient à un ami de Louis – dont, je lui en demande bien pardon, j’ai oublié le nom – : « C’est curieux, j’avais toujours cru que dans la chambre de Louis, c’était de la moquette, par terre ».

Cependant, c’est bien connu, le rangement et les émotions creusent, et pour récompenser tous ces bons efforts, nous voici en route pour un fameux dîner à base de fromages marinés ou panés et de pommes de terre sautées, le tout arrosé de bière…. Là encore, il y a des signes qui ne trompent pas. Louis est rentré le premier (lecteurs, il est rentré avant moi), pour aller dormir, afin d’affronter d’un bon pied la journée de conduite qui l’attendait le lendemain.

Car le lendemain, nous partîmes avant l’aube, le Master imposant levait son noble front vers le vent, avide de kilomètres et chargé telles les caravelles de Christophe Colomb. C’est à vive allure que nous quittons la ville endormie et traversons les campagnes de l’ouest de la République Tchèque, ça et là recouvertes de neige, entre une averse et un rayon de soleil. Nous sauvons au passage des eaux du dessus du ciel un jeune ambulancier ou interne tchèque qui, sa nuit finie, faisait du stop sur le bord de la route, nous passons la frontière sans que malheureusement les douaniers ne veuillent nous contrôler – c’est bien dommage car comme le disait Georges, « ça nous aurait fait rire un peu » de les voir nez à nez avec le dragon kimberley. Mais las, nous poursuivons notre route sans embûches, nous mangeâmes même – oserai-je le dire ? –  au Burger King, avec chacun une couronne de carton (bien en avance tout de même sur l’épiphanie mais tout se perd, pauvres lecteurs, tout se perd), parce que comme l’avait décrété Louis, « c’est la fête », et voici que nous arrivons en France, et voici que déjà nous arrivons aux alentours de Jouy-en-Josas.

Oui, lecteur, Louis ne voulant pas présumer de ses forces et risquer l’accident pour avoir conduit trop longtemps avait demandé à ses parents, les généreux M. et Mme Geoffroy que vous connaissez bien, lecteurs, pour leur hospitalité légendaire dont beaucoup d’entre nous ont bénéficié, et pour les attentions délicates des paniers-repas concoctées par la maman de Louis à chaque halte par les Charentes, Louis avait donc, disais-je, demandé à ses parents qui passaient par Paris de nous retrouver sur le campus (« where else » comme dirait George Clooney) pour prendre le relais de la conduite du camion (Lecteurs, vous comprendrez que je ne veuille pas m’étendre sur le sujet, mais la réponse est non, je n’ai toujours pas mon permis de conduire).

(à suivre)

Par MB
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Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /Mars /2008 10:08

"La courbe de tes oeufs"

dernier voyage à Prague, derniere reprise, non sans émotion...

en décembre 2007 alors que Louis avait déjà fait son déménagement, la chambre, que j'avais découverte sous des tonnes de papier journal de mauvaise qualité quelques mois auparavant, était d'un lustre éclatant.

L'essentiel substistait cependant, un ordinateur, un micro, quelques peaux de saucissons à même le sol, vite rejoints par des os de poulet KFC...

au milieu de ce capharnaum maîtrisé, pensé, avec l'exigence qui sied à Louis, il nous fallait créer, pour mieux se réinventer.

Il était convenu depuis longtemps qu'il nous fallait rendre hommage au plus grand groupe australo-écossais de tous les temps, à savoir AC/DC...car ils allient la complexité harmonique, à laquelle en tant que disciple de Boulez et Stockhausen, Louis et moi souhaitions rendre hommage, et une poétique libérée de tout classicisme, renvoyant ainsi aux plus libres des pages de Mallarmé..."cette grosse paire de couilles je la veux perpétuer"...ainsi commencait l'après-midi d'un faune, rappelez-vous.

Ensuite le talent d'arrangeur de Louis a fait le reste, il a mis au monde un écrin soyeux, et utérin, au sein duquel il fait bon être et se penser, et poser sa voix devient une promesse en devenir.

Un hymne à la virilité, au mythe éternel d'Heracles et de sa douzaine de grosses tâches, un appel à la légende arthurienne et à sa grosse épée turgescente, j'ai nommé Excaliburne, un "revival" de la grosse Durandal de l'ami Roland, une sanctification de la couronne de pines du Rédempteur...

Flots d'allusion, délires d'illusions, cafouillages de rimes, bégaiements de poésie et fouillis d'arc en ciel vont s'enchevetrer, se corrompre, se délier, et se vivre...

c'est une invitation au voyage que nous vous proposons, non pas celui suffocant qui nous emmenerait au bout de la nuit, mais celui confiant et apaisant qui nous fait entrevoir, paraphrasant Messiaen, des éclairs sur l'au-delà.

...de l'eau de la haut...

"et dans une clameur sans fin, il se leva, dirigea sa grosse crosse en direction de la foule et l'aspergea d'eau bénite..."

L'original :

free music


La reprise:



(pour télécharger le mp3 cliquer ici )

les paroles originales :
Well I'm upper upper class high society
God's gift to ballroom notoriety
And I always fill my ballroom
The event is never small
The social pages say I've got
The biggest balls of all

I've got big balls
I've got big balls
They're such big balls
And they're dirty big balls
And he's got big balls
And she's got big balls
(But we've got the biggest balls of them all)

And my balls are always bouncing
My ballroom always full
And everybody cums and cums again
If your name is on the guest list
No one can take you higher
Everybody says I've got
Great balls of fire

I've got big balls
Oh I've got big balls
And they're such big balls
Dirty big balls
And he's got big balls
And she's got big balls
(But we've got the biggest balls of them all)

Some balls are held for charity
And some for fancy dress
But when they're held for pleasure
They're the balls that I like best
My balls are always bouncing
To the left and to the right
It's my belief that my big balls
Should be held every night

We've got big balls
We've got big balls
We've got big balls
Dirty big balls
He's got big balls
She's got big balls
(But we've got the biggest balls of them all)

(We've got big balls)
(We've got big balls)

And I'm just itching to tell you about them
Oh we had such wonderful fun
Seafood cocktail, crabs, crayfish
(But we've got the biggest balls of them all)

Par Geff
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Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /Mars /2008 23:07
Il est de ces rites qui laissent insensible l’homme 2.0 urbain et branché mais qui sont d’une importance capitale pour l’homme de la campagne. Et c’est non sans fierté, de retour au pays après deux ans de pérégrinations diverses en terres slaves (et magyares), sous la haute autorité maternelle toute puissante pour ces choses là, saisissant  l’aspect sacré du rite familial et pétri de l’ humilité de l’apprenti artisan que j’ai fait mes premiers pâtés.
Il me faut je crois, alors que ce blog va s’éteindre rapidement, rendre témoignage avant qu’il ne soit trop tard.
Voici donc étape par étape la confection du pâté au foie de volaille, recette de ma grand-mère paternelle reprise et améliorée par maman.
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En premier lieu le bilan des munitions et plan de Bataille.
-Du foie de volaille réservé à notre nom (ça c'est VIP) :
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-De la poitrine de porc fraiche :
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On commence par de savants calculs (pour Matt et autres, j’ai refusé de faire un modèle de calcul sur Excel, on est dans la tradition millénaire, pas dans l’optimisation sans âme) et on inscrit le résultat pieusement dans un grimmoire plein de centaines de recettes de pâtés. Il est essentiel de conserver les proportions principales sur plusieurs années. Imaginons qu’on ouvre, fébrile,  un pâté de lapin 2003 et qu’il soit -horreur !- trop sec, on aura à cœur de corriger la recette pour l’année d’après. Tout est pensé dans le moindre détail.

Autre élément important et relativement local, les fameuses épices de porc Rabelais, un mélange unique depuis 1880 et ils n’ont sans doute pas beaucoup changé le graphisme de ce produit phare depuis. Ca c’est de la tradition .
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On commence donc par mettre gentiment dans une bassine les ingrédients. En toute quiétude :
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On ajoute couche après couche l’ensemble de la viande, un franc sourire aux lèvres. Vous remarquerez la tenue, essentielle pour avoir de bons pâtés.
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On continue en sifflotant :
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Puis on arrose d’« un peu » de sel :
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Puis un chouïa de poivre, et une noix de muscade entière :
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Je laisse les esthètes contempler cette vue onirique d’une marée d’épices, manteau doré recouvrant des monts de chair fraîche et tendre. Quelle beauté stupéfiante.
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Et voilà le résultat.



Une petite vérification du chef sur les quantités d’alcool dans le vieux grimmoire:
(notez le tablier fleuri du chef, autrement plus élégant que le calendrier de larbin du besogneux que je porte)
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On sort le verre mesureur, un verre à cognac évidemment.
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Et on y met du cognac (évidemment). Le cognac est essentiel dans le pâté.Le cognac est essentiel tout court d’ailleurs. photos---trier-041.jpg
Je vois d’ici les fâcheux me traiter d’obtus charentais, qui refuse par principe l’armagnac impie, le frère ennemi. Et bien non messieurs les fâcheux, on en met aussi.
Et pas avec une petite bouteille de bout du lèvres.
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Encore une fois pour les esthètes admirez cette marée d’alcool et d’épices déferlant sur les monts de chair animale, c’est à se pâmer :
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Une fois tout ceci terminé arrive l’étape jubilatoire tant attendue, celle du touillage, du malaxage des montagnes de cochonaille à mains nues, pleines de sang et de graisse, dégoulinantes à loisir.
Avant de mettre les mains à la pâte, les derniers conseils techniques du chef sur les gestes de mélange :
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On retrousse ses manches et c’est parti :
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Et voilà c’est fini. Reste à remplir les pots et faire stériliser le tout pendant 3 heures.

Le tout approuvé par Madonna.
Sacré cochon :
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Par Louis GEOFFROY
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /Mars /2008 09:20

Benchmark de 8 ans d'hébergement à Prague


Ce benchmark fait suite à mes différents passages par la capitale des Tchèques. Ayant moi-même la chance d’être du pays, j’y ai occasionnellement planté mes « local roots », tout en pratiquant un « global reach » en France voire plus loin si affinités. Cependant, n’ayant pas de famille proche à Prague et témoignant même une certaine dose de saine aversion (comme tout provincial qui se respecte) pour ses indigènes, pour leur club de foot et pour leur prononciation ridicule, j’ai toujours séjourné chez des amis qui étaient, à une exception près, d’origine non-pragoise.
La suite de l’article dresse un tableau comparatif de mes différents séjours, du coût de l’hébergement ainsi que de sa qualité et des principaux événements marquants.

2000 : maison familiale à Braník (pas loin de la brasserie du même nom), avec des éléments de cubisme autour des fenêtres. Tarif : 0 euros. On y a dormi en vrais prolétaires, une vingtaine à la fois. L’après-midi, ce fut le tour des bars de Prague : onze bières et quelques verres… qu’y avait-il dans ces verres ? Le reste du souvenir se fond dans le brouillard…
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2001 et 2002 : chambre dans la cité universitaire de la Jižní město, immeuble Sázava (je crois). L’endroit respire le Glamour absolu. Constructions dont la beauté architecturale rivalise avec celles du « neuf cube ». Le soir, buvette étudiante, petite et pas chère du tout (ça c’est un euphémisme). La nuit, duvet et tapis de sol dans le couloir d’entrée de la cellule. Pour les invités, la nuitée coûtait 1 euro par personne et par nuit, qu’on s’est fait le plaisir de ne pas payer.

2003 (ou 2004 ?) : autre chambre dans la même cité u. Monsieur s’embourgeoise : cette fois-ci, on paie le séjour (pour deux personnes, qui plus est). En revanche, nous avons dormi dans un vrai lit. Tarif : toujours 1 euro par personne et par nuit. Le confort du lieu a augmenté : deux autochtones seulement dans la chambre, plus une guitare et un accordéon dont on s’est évidemment servi pour entonner quelques chansons du folklore tchécoslovaque.

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2005 : vous avez intérêt à être satisfaits du camping Džbán, car il n’y en a pas d’autre par ici. Par temps de pluie, le parking se transforme en un lit de rivière et le (seul ?) chemin d’accès piéton depuis le tramway en un petit lac, rendant le passage à gué nécessaire. Sinon, rien à dire. Ah si : en cas d’infraction routière, apprenez la langue du pays. Elle vous le rendra sous forme d’économie sonnante et trébuchante sur le montant de l’amende.

2006 : appart à Žižkov, 1 Koldinova. Fort malheureusement sans René, Vlada ni Magic Patrick, car c’est le dernier jour (ou plutôt la dernière nuit) avant le déménagement final de Louis dans son nouvel appart. Tarif : 0 euros (fallait-il le préciser ?). Repas (succulent) chez des amies de Louis, des VIE dans l’automobile si ma mémoire est bonne, suivi d’une hospoda (haut lieu de la culture tchèque, propice à la découverte des Pilsner, Budvar et autres sources de bonheur intense) puis d’un tour au Cross Club. A 2-3 heures du matin, le tarif d’entrée est de 0 euros. Au retour, enregistrement du tube de jadis, « Až to se mnu sekne » (mais la version à succès qui restera gravée dans le cœur des amateurs de folklore slovaque c’est la précédente, tournée à l’Ecole de l’excellence du management). Puis deux heures de sommeil et je prends le train pour aller voir papa et maman.
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2007 – septembre : appart rue Františka Křížka. Tarif : 0 euros. Je passe sur la description des lieux et des événements qui furent abondamment évoqués par Frankwa dans son récit. C’était avant de partir non pas pour les noces de Jeannette, mais pour celles d’un joyeux luron, celui-là même qui jadis partageait avec moi une chambre d’internat à Dijon. Celui aussi qui m’ouvrit plusieurs fois la porte de sa chambre universitaire de la Jižní město quand tous les gens bien intentionnés m’avaient fermé la leur au nez. Celui, enfin, qui est évoqué dans l’article « De la visite dans mon appartement rigoureux » par Louis. Quant au mariage, ce fut un moment magique ponctué de moult chants folkloriques accompagnés de violon, de contrebasse et de cymbalum. Ce dernier fut transporté pour l’occasion depuis les vallées viticoles du sud de la Moravie, son pays natal, jusqu’au fin fond des montagnes du nord de la Bohème où le mariage eut lieu. (Ceux qui ont la mémoire longue se souviendront peut-être que l’homme au violon qui se tient à droite sur la photo a officié, le temps d’un soir, à l’école de l’excellence du management).

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Tchesko
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2007 – décembre : ayant eu vent de l’article sur l’Homme organisé et rigoureux, et bénéficiant d’une invitation personnelle de la part de l’homme en question, je lui rends visite. Dans le but non avoué de lui rendre justice sur ce blog. Car, reconnaissons-le, plusieurs commentaires le concernant postés ici manquent cruellement de compassion, ce qu’en bon chrétien (que je ne suis pas) je ne puis tolérer. D’ailleurs, soit dit en passant, le bonhomme n’est pas le seul Tchèque de ma connaissance à associer l’excellence du management à la stricte rigueur et à l’ordre organisé. En témoigne la sentence de Jan (un autre ami tchèque qui était de passage avec nous rue Františka Křížka en septembre) que celui-ci adressa l’air incrédule à Louis (qui était en train de faire revenir ses 18 kg d’oignons [dixit le Cœur] assaisonnés de sucre) lorsqu’il découvrit la vérité sur le séjour josacien de l’intéressé : « Toi, à [l’Ecole de l’excellence du management] ? Cela est impossible… » Mais trêve de digression – revenons à nos moutons.
Cela dit, les instructions que mon ami amateur de l’élite française m’a fournies pour rejoindre son petit nid douillet étaient tellement précises que, une fois n’est pas coutume, je n’ai pas eu besoin de google maps pour trouver l’endroit. Egalement, l’étonnement qu’il a manifesté face à la chambre de Louis semble réel et sincère. Et non, nous ne sommes pas allés passer la nuit dans quelque repaire de mécaniciens. Ni même boire un thé dans une ancienne gare de triage. Après mon arrivée peu avant minuit, on monta mes affaires à l’étage et nous dormîmes sagement toute la nuit. Pour le reste, je vous laisse juger par vous-mêmes.
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Par Roman, le vieux Tchesko
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /Déc /2007 06:49
Chanson tout empreinte de délicatesse, souvenir de nos années d'internat de classe préparatoire. Kasdédi à Taignemon dans le 3-3.





Trois voix cristallines fredonnent doucement la poésie tendre d'une petite amourette. Un choeur sobre et distingué rejoint les solistes pour un refrain enlevé où le bon mot le dispute à une vraie fraicheur d'interprétation.
On notera notamment le dernier "ah dudule" plein d'émotion.

Une ritournelle délicate, un peu de douceur dans ce monde grossier.
Et vive la chanson de la France Eternelle.
Par Louis GEOFFROY
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Samedi 8 décembre 2007 6 08 /12 /Déc /2007 06:36



Je tiens à préciser que ce morceau n'est pas à ma connaissance un "vrai" chant d'église. Il a été écrit pour le film "la vie est un long fleuve tranquille" par Étienne Chatiliez, le réalisateur du film .
Maintenant je ne mettrais pas ma main à couper que certaines bigotes (vu le niveau des paroles et de la musique de beacuoup de vrais) n'aient pas eu à l'idée de le chanter à la messe, le trouvant certainement entraînant et printanier.

La version faite ici, a été enregistrée par Gontier. Je pense que peut y trouver cet état d'esprit propre à la BD "Tintin au congo", c'est pas forcément raciste, mais il y a de bons relents coloniaux.
On notera la performance vocale du chanteur qui réussi à trouver une troisième voix pleine de panache entre un enfant de choeur pré-pubère et appliqué chantant le psaume à la messe et un vieux professeur de latin de campagnes au ton docte et un brin sentencieux dans sa modestie.

Par Louis GEOFFROY
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /Déc /2007 12:10

AGENCE DE VOYAGE RECOMMANDABLE !!!

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Vous l'aurez compris, après avoir découvert par hasard aux confins des référencements naturels cette agence en ligne, nous souhaiterions vous en faire profiter tant son concept et son personnel nous ont séduits...
 
Notre jeune guide Louis... Louison ou Fils Godefroy... insista rapidement pour qu'une ambiance chaleureuse et familière se crée entre les membres du groupe et lui-même, vous excuserez donc mon manque de formalisme quant à la présentation de ce protagoniste...
 
 
Fils Godefroy donc, dès la première minute de notre arrivée tardive, s'enquit moins de savoir où dormirait qui et dans quoi, que ce qu'il trouverait dans les placards susceptible de constituer un dîner... le ton était donné ! Fort heureusement, "l'agence" avait tout prévu pour les questions pratiques de logement, les unes séjournant sur place, les autres jouissant de chambres dans un hôtel non loin de là... (À gauche puis 1ère à gauche et 6ème à droite... tout était formidablement indiqué, quelle logistique !). Cette préoccupation éloignée, nous dînions donc d'un succulent et fort prolétaire "gratin d'oignons aux patates" agrémenté de divers fromages. Puis nous goûtions rapidement les premiers alcools tchèques ou serbes selon leur couleur (vert c'est tchèque, jaune c'est serbe... la bière n'étant plus à partir de ce moment et pendant 4 jours qu'à qualifier de "soft drink"...). 
Sur cette première expérience du pays offerte à mes acolytes, ces chères demoiselles épuisées demandèrent grâce et n'allèrent à La Mecque pour un premier repérage que notre guide et moi même... Fils Godefroy et Fils Faroux réunis pour la seconde fois en ces lieux ne pouvaient tourner le dos au Cross Club plus longtemps... d'autant qu'il nous rendit notre effort au centuple, à en juger par le volume et le tempo surnaturels de la drum'n bass que nous administra sans ménagement le bon vieux DJ du soir, largement aguerri ! Quel bonheur à moins de trois heures de mon arrivée et trois stations de Tram...! Si à cette seule escapade mon voyage avait du se réduire, il me semble que je m'en serais satisfait ! Mais c’était sans compter sur l'implication de Louison et que dis-je, le professionnalisme, car il est admis que le programme des jours qui suivirent fut digne des meilleurs voyagistes, à cela près que la curiosité et l'étourderie de notre éclaireur allaient nous mener vers les situations des plus inhabituelles... 
De retour du Cross Club, la première qu'il me proposa, comme de tradition, fut d'errer sur des rails et wagons, au milieu d'une gare d'un autre temps, à la recherche d'un "salon de thé" que le seul souvenir de vos propres articles me permettait d'imaginer... Mais au grand dam de ceux qui auront eu le plaisir de connaître ce rendez vous nocturne des livreurs de "soft drink", tout semble indiquer que ce cher salon ait fermé boutique... nous rentrions donc, non sans profiter sous une légère pluie du cadre qu'offre un tel terrain vague au milieu de la ville... (mon attention attirée sur ce point par mon chaperon qui me prouvait là toute sa connaissance du lieu...).
Compte tenu du sommeil qu'il allait probablement nous manquer vu le programme de "l'agence", ce n'est qu'à l'heure du déjeuner que la journée suivante commença pour nous... Nous allions retrouver notre guide pour une pause repas toute modeste, dans une taverne qui à première vue ne se présentait pas comme un haut lieu prolétaire... je vous laisse en juger par vous mêmes...
 
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Ne vous méprenez pas, malgré l'image guindée que cette salle peut véhiculer, on s'y sustente pour moins d'un ticket resto ! Nous respections donc parfaitement les principes de prolovacances... à peu de choses près... Nous avons eu de quoi nous conforter plus tard, dans ce que Louison appelle la "cantine prolétaire", où cette fois aucun détail raffiné n'est oublié... là par contre le ticket resto permet de déjeuner à 7...

La suite me parut moins fidèle aux fondamentaux prolétaires, dès lors que Fils Godefroy nous annonça que les soirées à venir seraient consacrées à l'opéra et au ballet... Peut-être un à priori me hantait-il, m'amenant à croire que ces activités se réservaient strictement à une caste de nantis en smoking... non j'exagère, je n'ai jamais cru ça, j'ai simplement trouvé que les profils de spectateurs se ressemblaient beaucoup de Prague à Paris... surtout dans les salons à l'entracte...

Nous avons donc profité d'une première soirée consacrée à Dvorak et sa Rusalka, puis à Rossini pour le grand classique du Barbier de Séville, que je ne développerai pas car les uns s'ils connaissent ces oeuvres n'auront pas besoin de mes commentaires, les autres préférant sans doute ne pas savoir de quoi il retourne avant de les découvrir par eux-mêmes... Ma remarque générale se portera sur le manque de puissance vocale de certains interprètes, pour laquelle notre guide, toujours au fait, nous précisa qu'il y avait tellement plus d'opéras joués par habitant à Prague qu'à Paris, que le turn-over devait probablement s'effectuer plus vite et les rôles joués fréquemment par des doublures... pour l'un je soupçonne même qu'il fût un pote ou parent d'une doublure...


 
L'autre découverte "classique" devait être celle du ballet, pour lequel peu d'éléments nous avaient été communiqués par "l'agence"... la surprise fut donc de taille lorsque je découvris qu'il ne nous était pas proposé un ballet conventionnel, dont je redoutais qu'il soit inaccessible à mes yeux inexpérimentés, mais une forme de mise en scène totalement déjantée, avec alternance de danse classique et contemporaine pour lesquelles deux personnages de metteurs en scène se disputaient comme en préparation d'un futur spectacle. Hilarant dans la manière dont étaient reprises les mêmes parties classiques de l'un, par des adaptations modernes de l'autre, intervertissant les danseuses par des danseurs, plaçant des couples d'homme puis des couples de femmes comme pour nous proposer de décider à leur place ce qui convenait le mieux... même la musique parfois partait en "gros son" avec choré façon break dance pour 20 mecs tout de noir vêtus... en somme une approche tout à fait différente du ballet quelque peu protocolaire que je m'étais imaginé... Le tout se terminant en apothéose par un tableau qui, détourné du contexte pourrait être fort mal interprété, mais qui venait en conclusion de vingt bonnes minutes d'une scène où quatre types en tutus dansaient autour d'une jeune fille et...d'un banc ! Après avoir donné vie à cet ustensile comme jamais je ne l'aurais cru possible, voilà que la lumière s'estompe, que le banc est laissé au repos, que nos quatre interprètes nous tournent le dos pour s'installer confortablement au sol et nous laisser découvrir par une pose subtile... leurs postérieurs... Quatre culs dans un théâtre de Prague, merci Prolovacances !!!

Pour info, parce que je préfère ne pas vanter les qualités de "l'agence" à tort et à travers, sachez tout de même que notre guide, avant de nous mener à bon port, nous a offert à tous une belle escapade... Nous étions séparés en deux groupes, d'un côté Fils Godefroy et Fils Faroux, de l'autre, les cinq filles... RDV au Grand Théâtre National parce que c'était écrit en haut des billets... Les filles à l'heure, voire en avance, ne se présentèrent pas immédiatement à l'entrée mais burent un verre en attendant notre arrivée. Nous, de notre côté, galérions comme des dingues pour être dans les temps, et prenions le premier tramway qui se présentait à nous, même s'il devait nous déposer plus loin que le suivant, parce que là on était vraiment à la bourre... le hic, c'est que l'arrivée dans les temps nous coûta 500 couronnes chacun... et oui, il y avait un bon vieux contrôleur dans le tram, sans doute le seul de Prague...!!! Il y a des soirs comme ça... où avec Louison il vaut mieux se dire que les premières difficultés ne sont peut-être que les prémices d'une plus grande galère à venir... Et là, en débarquant au théâtre à 3mns de l'ouverture du ballet, le type de l'entrée nous explique gentiment que le nom en haut du billet est celui de la centrale de réservation, et que le théâtre où nous devions nous rendre n'était pas celui là du tout ! " Looouuuuuuiiiiiiiissssss.....!!!!!" Là c'est parti, la galère est totale, on galope dans les rues de Prague, en même temps que l'on appelle les filles qui ont fait la même découverte que nous 5 mns plus tôt... Elles sont déjà en train de s'égarer et rencontrent comme nous toujours plus de policiers en armures et de cars de CRS locaux... "Mais pourquoi donc autant de flics ce soir...?" se demandait Louis depuis quelques minutes... Parce que nous étions le lendemain du 9 Novembre et que de gentils messieurs au crâne rasé avaient décidé de se promener ce soir là en proférant des insultes antisémites à qui voulait les entendre... nous traversions Prague au milieu d'une commémoration néo nazie des nuits de cristal...!!! Ça ne s'invente pas !!! Avec Louison, nous avons eu plus de chance que les filles qui elles se trouvèrent prises d'assaut entre d'un côté les manifestants, de l'autre les flics... autant dire que perdues et pas au courant, la situation leur sembla d'après les propos que je relate, plutôt surréaliste... quoi qu'il en soit, après cette course d'orientation inopinée, nous arrivions tous avec plus ou moins de retard au ballet, mais nous y étions indemnes... Merci Prolovacances...!
Le reste de nos soirées, après les sensations que Fils Godefroy nous avait réservées, tant par les spectacles prévus que les mises en situation impromptues, se composa à chaque fois (même après un Karaoké tchèque qui ne constitue pas foncièrement une excellente mise en situation), d'une visite de lieu dit "underground", dont certains plus que les autres... suivez mon regard...
 
 
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Bienvenue au Bunker !!! Un endroit paisible et accueillant où l'on entre par un long escalier en colimaçon, bétonné, très chaleureux, qui par la résonance du son venant d'en bas semble vous mener droit aux abîmes méphistophéliques... j'ai un scoop sur ce à quoi cela ressemblerait, de la Hard Tech du premier degré vous y attend, derrière des portes blindées... mais également, de la bière à 25 couronnes la pinte ce qui est, d'après Louison, un prix tout à fait prolétaire... le reste aussi d'ailleurs... Comme tous nouveaux, nous nous réfugions au fond du Bunker afin de pouvoir s'échanger quelques mots et observons très attentivement cet endroit ainsi que ses habitués, afin de bien s'imprégner de l'expérience qu'il nous est offert de vivre... Nous ressortons après une heure pleins d'une irrésistible envie d'air et de calme, satisfaits d'avoir découvert grâce à "l'agence" toute la diversité des nuits praguoises... Merci Prolovacances !




La dernière soirée organisée était une surprise... mais avant de la découvrir il nous fallait nous retrouver au siège de l'agence, au 21 Frantziska Krizka, où un studio d'enregistrement nous était réservé pour une heure afin de composer l'hymne de notre séjour, le meilleur moyen de se rappeler une belle expérience restant bien souvent une chanson... Ce sera donc sur Marcia Baila que seront immortalisés nos souvenirs du voyage... vous découvrirez dans quelques semaines à quoi ressemble le fruit de cette séance à l'arrachée... L'enregistrement à peine terminé, il nous restait d'après les estimations de notre chef de troupe quelques 16 à 17 mns grand max... Le dîner s'était préparé par relais successifs pendant ce temps et nous le dégustâmes en moins de 5 mns sous la pression du décompte par tranche de 30 secs que Louison ne nous épargna pas... A 6 mns nous commencions à fuir au pas de course, le groupe des 7 galopant dans les rues menant au métro sous les invectives militaires de Louison, pour bien évidemment le rater quand même... Le plus étrange est qu'au fond de chacun d'entre nous, l'oppression de Fils Godefroy avait eu son effet et nous avions le sentiment d'avoir vraiment gâché une occasion de la plus haute importance... le métro à suivre 5 mns plus tard nous permit de relativiser et de nous détendre un peu... "Mais ce mec ne s'arrête-t-il donc jamais...?" s’interrogeaient les filles qui pour certaines avaient découvert le personnage depuis ces quelques jours seulement…

Le dernier concert prévu n'était pas des moindres pour une dernière soirée, et la veille d'un départ à 6h30 du mat, pourquoi s'attendre à la passer au calme...? "L'agence" nous avait réservé un "récital" du grand Maceo Parker, dont la particularité est bien celle que l'on imagine : "ÇA GROOVE GRAVE !!!" Et ce papy du jazz funk ne se lasse pas de faire jubiler son public des heures durant, si bien qu'après 3h30 de gros son, c'est comme si nous étions libérés de son emprise lorsqu'il décida qu'il était temps de s'arrêter... là on se dit "Quoi, il est fait déjà 00h30...?" Le temps de rentrer, appeler les taxis pour 5h du mat, il vous reste 2h de sommeil et à peine le temps de remercier le personnel de l'agence, en la personne de Fils Godefroy himself... dont finalement il n'est pas nécessaire de vanter les qualités de tour opérator auprès de vous, tant vous lui avez manifestement rendu de visites...

Pensez donc à vos proches, car il est disponible pour tout client de bonne volonté et pas trop mollasson... Prolovacances.com c'est vraiment la meilleure agence pour découvrir votre destination sous toutes ses facettes...!!!
Par fils Fouaroux
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Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /Déc /2007 23:42
La fin praguoise approche, dernier voyage pour moi ce WE avant le road-trip du déménagement et le retour pour de vrai au pays.
Une visite au vieux Tonio remise aux calandres pour de basses histoires de calendrier, mais je tenais à rendre visite au vieux briscard avec qui on allait en pyjama acheter des glaces au "Cornet d'Amour", le fameux marchand de glace de la jetée du Mouleau près d'Arcachon, il y a peut-être 20 ans maintenant. Quand je dis nous, j'entends mon frère et moi, eux étaient habillés comme tout le monde.
Mon balluchon est je crois un bon descriptif du voyage, un sac à dos avec dedans des clopes, de absinthe, une carte son, un slip, une paire de chaussettes, deux micros, une brosse à dents, un ordinateur et tout un monticule de câbles.

Direction Newcastle.
Imaginez mon émoi prolétaire quand Tonio m'annonce qu'à l'heure de mon arrivée il n'y a d'autres solutions que de prendre le taxi ! Moi qui déjà refuse de le prendre quand il est payé par la boite et préfère par principe (et certainement quelques instincts écolos qui feront honte au paysan qui est en moi) m'enfiler une heure trente de transports en commun, la simple idée de payer le prix de mon billet d'aller en tacos aurait pu me faire défaillir, mais je tins bon.
A peine arrivé, le bon Tonio m'accueille avec moult whiskys écossais, moi avec un peu d'absinthe, le tout sur fond de pommes de terres sautées avec l'assaisonnement "curry + vinaigre balsamique + sauce soja" qui va marquer le séjour.
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Le lendemain, visite en règle de Durham. Ca doit faire deux fois Ruffec qqch comme ça. Le concept est étonnant, c'est à la fois une ville historique, une ville universitaire et un trou perdu.
Pour le côté historique, le baroque anglais est en force, une cathédrale magnifique, etc etc.
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Pour le côté universitaire, il y a donc l'Univeristé de Durham, ces 20 collèges et donc une très dense population étudiante, plutôt upper-class d'ailleurs d'où un nombre impressionnant de bars, pubs, discothèques et moult pelouses magnifiques pour le cricket, le rugby, le golf ou le foot.
Et pour le côté paumé, disons qu'il n'y a pas grand chose à part ces bars, pubs et discothèques. Je pense que la ville sans ses étudiants doit être d'un ennui mortel. Ah si y a un truc extraordinaire. Sur une petite place, y a des WC escamotables, passé une heure de la nuit où l'anglais aviné a besoin de se répandre, ils sortent du sol comme dans un film et ce monsieur peut se soulager à la vue de tout le monde (enfin généralement vu son état, ça ne lui pose pas de problème de pudeur).

Au programme du WE donc de la visite, un enregistrement d'une mémorable chanson de Tonio, qu'il fallait asolument graver dans le marbre électronique, je la publierai ici quand elle sera finie, mais les prises de sons sont prometteuses en tous cas et beaucoup de bouffe.
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Il faut d'ailleurs que j'avoue dans cet article que je me fais vieux. Terriblement. En effet Samedi soir, un début de soir des plus sympathiques nous fait aller voir les groupes locaux d'étudiants qui joue dans un collège. Un côté café variété pour ceux qui ont connu les heures glorieuses de ses institutions musicales de l'Excellence du Management, mais comme c'est anglais, ils ont un matos de dingue, une énorme logistique avec grosse table de mixage, lumières commandées et roaddies. Bref après on rentre, on mange des gros hamburgers fait maisons avec les fameuses pommes de terre sautées, et alors qu'on devait enchainer avec les bars de la ville, me voilà m'endormant tel un vieux crouton sur le canapé. J'ai honte et je demande ici pardon à Tonio, je t'ai fait honte. Il n'y pas si longtemps, j'aurai été au taquet, mais là me voilà fatigué à à peine une heure du matin. Et le problème est que mon organisme a une certaine tendance binaire, je m'endors en quelques secondes et me réveille de la même manière. Donc quand j'ai vraiment envie de dormir, rien à faire, pas la peine de lutter. Misère. Honte.

Bref, je voulais m'étendre un peu sur deux aspect typique de l'Angleterre, les pubs et la bouffe.
-La réputation des pubs n'est pas usurpée. C'était pour ma part la première fois que je voyageais en dehors de Londres, capitale cosmopolite s'il en est qui offre donc un regard biaisé sur le "vrai" pub. Alors qu'à Durham, passés les bars "lounge" ou "djeunz cool" pour étudiants, il y a du pub, du vrai de vrai, cosy comme on l'attend, chaleureux, avec des trognes, des pintes aux noms incroyables et crémeuses à souhait, une vraie ambiance.
Quel plaisir, on s'y mélange, il y a du vieux, il a du jeune, il y a de l'élégant, il y a du gros et moche.
Ce pays verse si facilement dans un grand-écart incroyable entre une high Society plus qu'assumée et des énormes ploucs grossiers à souhait. Ainsi, nous avons croisé dans la rue un nombre étourdissant de jeunes en smoking (3 pièces et noeud papillon) et filles en robes de soirée tout ce qu'il y a de plus chic, ce que je ne crois jamais avoir vu autre part. Et dans le même temps le nombre de gros d'une laideur effrayante et douloureusement banale, avec ici des cheveux rouges, ici des mini-jupes débordantes d'un trop plein de gras rougeaud a de quoi faire peur aux plus endurcis.
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-Et tant qu'à enfoncer des portes ouvertes, l'Angleterre c'est quand même un temps merdique, il fait nuit à 16h, le crachin n'est pas une légende. Mais quelles couleurs entre rouge écarlate, pourpre profond et saumonéechaleureux juste avant la tombée de la nuit. Quand le ciel clair de l'hiver s'oppose aux nuages flamboyants. Merveille.

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A part ça, on a effrayé comme il se doit les pauvres colloques rosebeefs en mangeant des plâtrées gargantuesques et en les redonnant à dame nature avec emphase.

Et pour finir, une petite vidéo dailymotion envoyée par Cléclé qu'on a regardé avec un plaisir non dissimulé ce WE.
Un retour au "vraies valeurs" du pays. Je suis absolument sûr que l'olibrilus ne fait pas semblant.
BIG UP, et à la santé du colonel. Cacahouètes.

 

Par Louis GEOFFROY
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